Coopérer pour un numérique éthique, soutenable et inclusif en Hauts-de-France
Les Assembleurs explorent, documentent et diffusent les enjeux liés au numérique. L'équipe forme les professionnel·les aux nouvelles pratiques impactées par l'intelligence artificielle et le numérique responsable (ESS, entreprises et territoires).
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● Nos missions
Etudes
Renforcer la connaissance des dynamiques territoriales afin d’éclairer les politiques publiques et les stratégies locales
Etudes
Renforcer la connaissance des dynamiques territoriales afin d’éclairer les politiques publiques et les stratégies locales
Etudes
Renforcer la connaissance des dynamiques territoriales afin d’éclairer les politiques publiques et les stratégies locales
Etudes
Nous proposons de renforcer la connaissance des dynamiques territoriales afin d’éclairer les politiques publiques et les stratégies locales. Nos études, basées sur des données ouvertes, vous permettent de cibler localement les besoins de vos habitants afin de leur apporter une offre de service pertinente.
FORMATION
Grâce à nos formations, nous favorisons l'accès aux compétences numériques de base des salariés en entreprise et nous accompagnons la professionnalison des acteurs de terrain (médiateurs numériques, travailleurs sociaux, salariés d'associations, etc.) pour mieux accompagner les usagers sur le numérique.
APPUI CONSEIL
Nous apportons notre expertise sur les usages et non usages de l'intelligence artificielle pour une utilisation cadrée, éthique et éclairée. Nous apportons également un éclairage et des bonnes pratiques sur le numérique responsable.
● Nos offres clés
La Boussole de l'inclusion numérique
Le projet La Boussole de l'inclusion numérique vient renforcer la connaissance des besoins à l'échelle territoriale via la production de panoramas territoriaux de l'inclusion numérique.
Le catalogue de formations professionnelles
A travers des modules de formation d'une à deux journées, nous permettons aux professionnels de renforcer leurs compétences d'accompagnement des usagers sur le numérique.
Cap sur l'IA
Avec Cap sur l'IA, nous vous accompagnons sur l'utilisation (ou non) de l'intelligence artificielle au sein de votre structure, en créant un cadre éthique de vos usages internes et en adaptant les outils à vos besoins.
Découvrir nos solutions en fonction de votre situation
● Vous êtes ...
Acteur public
Répondre aux enjeux numériques de votre territoire
Acteur de l'ESS
Repenser le numérique auprès de vos publics et dans votre structure
Entreprise privée
Accompagner les usages numériques internes
Les chiffres clés de l'inclusion numérique
des français
évoquent des freins aux usages numériques, principalement dus au manque de maîtrise
des français
sont aidants numériques auprès de leur entourage
des français
sont méfiants vis-à-vis de l'intelligence artificielle
Les chiffres clés de l'inclusion numérique
Etudes
Renforcer la connaissance des dynamiques territoriales afin d’éclairer les politiques publiques et les stratégies locales
Source - Baromètre du numérique
Formation
Favoriser l'accès aux compétences numériques de base pour les salariés en entreprise
Source - Baromètre du numérique
Appui conseil
à aidants Connect
Source - Baromètre du numérique
● Nos actualités
Les formations des coordinateurs de conseillers numériques animées par les Assembleurs
En quoi consiste la formation et quels sont les retours ?
Quelques chiffres :
👉 9 sessions de formation du premier module, 8 en 2024 et une en janvier 2025
👉 Dans 4 villes : Paris, Lyon, Bordeaux et Arras
👉 73 coordinateurs de conseillers numériques issus de toute la France formés en 2024
👉 Un taux de satisfaction à 95%
En quoi consiste la formation ?
La formation est composée de 2 modules de deux jours :
👉 Le premier module “Incontournables du métier de conseillers numériques coordinateur” permet aux coordinateurs de conseillers numériques de renforcer leur posture professionnelle et de prendre de la hauteur sur les missions proposées par l’Etat, en lien avec ses réalités de terrain et les politiques publiques d’inclusion numérique à l’œuvre.
À l’issue de ce module, le coordinateur de conseiller numérique est à la fois en mesure d’établir un diagnostic territorial partagé et maîtrise les notions clefs et les méthodes à utiliser pour initier une dynamique de groupe.
👉 Le deuxième module “De la coordination de conseillers numériques à l’animation de réseaux” permet aux coordinateurs de conseillers numériques d'inscrire leur rôle d'animation à une échelle plus large que la sphère des conseillers numériques.
A l'issue du deuxième module, le coordinateur de conseillers numériques a renforcé ses capacités de mobilisation d'acteurs et d'animation de réseau, et est en mesure de créer du lien en des enjeux et des dispositifs sectoriels.
À la fin de chacune des sessions, les coordinateurs ont une évaluation individuelle en ligne via Moodle.
ℹ️ Ces formations vous intéressent ? Vous souhaitez plus d’informations ? Consultez notre catalogue de formations ou contactez-nous par mail à [email protected]
Quels retours des participants ?
Un questionnaire de satisfaction est envoyé aux apprenants à l’issue des formations. Au total, 23 réponses ont été transmises et la formation a obtenu 95% de satisfaction sur les contenus de formation ! 👏
💬 "Très bien. Toujours trop court quand c’est intéressant."
💬 "Une formation qui permet d'initier la création d’une culture professionnelle commune à travers les échanges de pratiques."
💬 "Une formation qui laisse beaucoup de place aux échanges, qui apprend à faire simple et s'appuyer sur l'existant."
💬 "Rien à ajouter, moment très agréable."
Qu’est-ce que le métier de coordinateur de conseiller numérique ?
Né avec le lancement du dispositif Conseiller Numérique et renforcé dans le contexte de la nouvelle stratégie nationale France Numérique Ensemble, c'est un métier émergent et en constante évolution.
🎯 Les missions ? Accompagner les conseillers numériques mais aussi animer le réseau d'inclusion numérique à l'échelle départementale.
Quand ont lieu les prochaines sessions ?
Pour le module 1 : 📅 Les 5 et 6 février à Lyon
Pour le module 2 : 📅 Les 18 et 19 février à Lyon 📅 Les 8 et 9 avril à Paris 📅 Les 15 et 16 avril à Paris 📅 Les 27 et 28 mai à Paris 📅 Les 1er et 2 juin à Bordeaux
📨 Vous êtes intéressé par la formation ? Pour plus d'informations et vous inscrire, contactez-nous à [email protected]
Ressources : 📚 Consultez notre catalogue de formations !
Retour sur les 5 ans des Assembleurs
Organisé à Chaud Bouillon à Lille, cet événement a été l’occasion de mettre en avant les structures et collectivités dont l’action en matière de numérique inclusif a été particulièrement importante.
Les 5 ans des Assembleurs
Le jeudi 14 novembre, nous avons célébré 5 années de collaboration et d’impact avec une quarantaine de partenaires et de sociétaires.
Au programme de cette soirée :
👀 Visite des nouveaux bureaux des Assembleurs, installés à la LOCO, dans l’écoquartier de Five-Cail.
💡 Rétrospective et anecdotes des 5 dernières années Une vidéo rétrospective a été créée pour l’occasion 🎥
🎤 Intervention de Joséphine Corcoral, secrétaire générale adjointe du Conseil National du Numérique (CNNum) pour évoquer les Café IA et plus largement les actions du CNNum.
🏆 Une remise de trophées pour récompenser les structures et collectivités dont l’action en matière de numérique inclusif a été particulièrement importante
🍻 Un cocktail dînatoire pour poursuivre les festivités
D’où est venue l’idée de faire une remise de trophées ?
Nous travaillons au quotidien avec une multitude d’acteurs : structures, collectivités, opérateurs.
L’idée a germé d’une réelle volonté de reconnaître et célébrer l’engagement collectif des acteurs de l’écosystème de l’inclusion numérique. À une époque où les inégalités d’accès et de compétences numériques restent un défi majeur, de nombreuses initiatives émergent pour réduire la fracture numérique.
Organiser une remise de trophées pendant les 5 ans des Assembleurs nous a semblé être une occasion idéale pour valoriser les projets inspirants, fédérer les énergies et encourager la collaboration entre différents partenaires.
Qui sont les lauréats ?
Les prix étaient répartis en 3 catégories :
- 👉 Les territoires les plus engagés en faveur de l'inclusion numérique 🤝
- 👉 Les têtes de réseau locales qui ont amplifié l’impact de la médiation numérique 🚀
- 👉 Les opérateurs de médiation numérique les plus innovants💡
Catégorie 1 : Les territoires les plus engagés en faveur de l’inclusion numérique 🤝
🏆 Le prix de la révélation de l’année est attribué à La Communauté de Communes du Vimeu Pour son dynamisme sur le sujet de l'inclusion numérique et la mobilisation massive de son écosystème lors du diagnostic réalisé.
🏆 Le prix d’honneur pour l’ensemble de son travail est attribué à La Communauté d’Agglomération de La Porte du Hainaut Parce que la Porte du Hainaut a mis en place une stratégie territoriale articulée autour des enjeux de l'inclusion et de la médiation numérique.
🏆 Le prix du meilleur espoir pour l’avenir est attribué à L’Agglomération Creil Sud Oise Parce que c'est une des rares collectivités de l'Oise engagées sur le sujet.
Catégorie 2 : Les têtes de réseau locales qui ont amplifié l’impact de la médiation numérique 🚀
🏆 Le prix de la révélation de l’année est attribué au Centre Ressources Illettrisme et Illectronisme de l’Aisne (CRII 02) Pour leurs nombreux projets mis en place avec les acteurs de terrain. Le CRII a permis de créer un réseau départemental, de faire connaître des dispositifs et des outils.
🏆 Le prix d’honneur pour l’ensemble de son travail est attribué à La Fédération des Centres Sociaux du Nord-Pas-de-Calais et à la Fédération des Centres Sociaux des Pays-Picards Parce que c'est un acteur incontournable de l'inclusion numérique, parmi les premiers à développer un projet structurant de médiation numérique, basé sur une expérimentation locale.
🏆 Le prix du meilleur espoir pour l’avenir est attribué au Mouvement Associatif Hauts-de-France Pour le projet Numeri'Asso, un projet essentiel pour le développement des ESS.
Catégorie 3 : Les opérateurs de médiation numérique les plus innovants 💡
🏆 Le prix de la révélation de l’année est attribué à Efficience Créative et Solidaire Pour le déploiement du concept d'espace numérique dans un centre commercial.
🏆 Le prix d’honneur pour l’ensemble de son travail est attribué à Emmaüs Connect Parce que c’est un acteur historique qui traite tous les aspects de la précarité numérique et fait figure de modèle.
🏆 Le prix du meilleur espoir pour l’avenir est attribué à Trézorium Pour leurs projets liés à l'insertion, leur innovation en matière d'ateliers et les open badges.
Félicitations à l’ensemble de nos lauréats et plus largement à tous les acteurs qui agissent pour un numérique inclusif en Hauts-de-France !
Ressources
Le Pas en avant du numérique : une version made in France Travail
Cet atelier a été imaginé par les Assembleurs mais a vocation à être utilisé et déployé par le plus grand nombre. La licence CC BY-SA permet à chacun de se saisir de cet atelier et de l’adapter si besoin à son contexte local. C’est ce qu’a fait France Travail en créant sa version du Pas en Avant du numérique. On en parle avec Stéphane Touzet et Stéphane Lenfle, Chargés de la conception et de l’intégration de l’offre de service à la direction régionale de France Travail Hauts-de-France.
Dans quel contexte vous êtes-vous intéressés à nos ressources ?
Cela fait plus de deux ans que nous travaillons sur le sujet de l’inclusion numérique à la direction régionale de France Travail Hauts-de-France.
Notre objectif est de déployer une stratégie d’inclusion numérique à l’échelle de la région et de mettre en place un certain nombre d’actions.
Pour ce faire, nous avons déployé un réseau d’ambassadeurs inclusion numérique afin que dans chacune des 83 agences France Travail de la région il y ait un interlocuteur privilégié pour porter l’inclusion numérique. C’est avec eux que nous avons travaillé sur une version “emploi” du Pas en Avant du numérique.
Comment avez-vous découvert la ressource ?
C’est lors d’un temps d’échanges entre acteurs de la médiation numérique organisé par les Assembleurs en partenariat avec la MEL que nous avons découvert plusieurs de vos ressources en communs, et notamment le Pas en Avant du numérique.
Nous sommes revenus de cette rencontre en se disant "On a un outil super, on peut l’utiliser, il ne faut pas que l’on passe à côté."
Comment avez-vous utilisé le jeu ?
On a pris en main la ressource et apporté quelques modifications, notamment dans les personas et on a inclus un rôle d'observateur. On a dans un premier temps testé cette version auprès de nos collègues lors d’une journée dédiée à la thématique de l’inclusion numérique. Nous avons été emballé à la fois par l’animation et par les retours de nos collègues.
On a donc voulu le tester auprès d’ambassadeurs inclusion numérique du département du Nord. Les retours ont été très positifs :
"C’est génial, il nous le faut en agence pour le faire avec les collègues, pour aborder le sujet de l’inclusion numérique et peut-être aussi voir si on peut l’adapter lors de rencontres avec des partenaires, des entreprises ou des demandeurs d’emploi !"
À partir de ce moment, nous avons créé un groupe de travail avec des ambassadeurs inclusion numérique volontaires pour travailler sur certains points. Aujourd’hui nous souhaiterions avoir l’avis des Assembleurs sur notre production, pour que cette version emploi du Pas en Avant puisse servir à d'autres structures qui travaillent dans l’insertion professionnelle.
Comment avez-vous fait évoluer le Pas en Avant et quelles actions pour la suite ?
Nous avons créé 2 supports :
👉 Un kit d’animation
👉 Un support visuel pour l’animateur
Dans le kit d’animation, nous avons :
- adapté la partie "qui peut l’animer" : ce kit s’adresse à tout acteur opérant dans le champ de l’inclusion numérique ou de la médiation numérique en lien avec l’insertion professionnelle : professionnels de l’emploi (France Travail, Mission Locale, Cap Emploi…) et les acteurs de l’insertion professionnelle (structures IAE, associations…)
- ajouté des exemples de situations d’utilisation : événement, réunion, atelier de travail en lien avec l’inclusion numérique et l’insertion professionnelle.
- ajouté les publics visés : professionnels de l’emploi, acteurs de l’insertion professionnelle, branches professionnelles ou entreprises et chercheurs d’emploi.
L’une des principales nouveautés est le rôle d’observateur. Dans une mise en situation, on place les observateurs de chaque côté de la salle et on leur distribue des cartes. L’observateur se met dans la peau du personnage, quand l’animateur énonce les événements, s’il pense qu’il pourrait faire un pas il met une croix sinon il n’en met pas.
Le matériel de base a été conservé, nous avons simplement ajouté des cartes observateurs et un support de présentation. Nous avons également retravaillé certains événements, par exemple : "Vous utilisez régulièrement le site internet de France Travail." Et les cartes rôles acteurs ont été personnalisées : un agent France Travail, un demandeur d’emploi, une entreprise, etc.
Concernant le support d’animation, on y retrouve les consignes, les événements, les questions pour les acteurs ainsi qu’une conclusion. En termes d’ancrage, c’est intéressant d’avoir ce support visuel.
Cette version n’a pas encore été testée auprès de partenaires de France Travail, d’entreprises ou de chercheurs d’emploi. Nous avons pour projet de la tester, de voir si elle fonctionne ou non pour aller plus loin et finalement la déployer.
Comment pensez-vous déployer votre version du jeu ?
Notre plan de déploiement va s’appuyer sur les ambassadeurs inclusion numérique de nos 83 agences de la région Hauts-de-France. Dans un premier temps, des agences volontaires testeront cette version "emploi" du "Pas en Avant" puis nous la mettrons à disposition de notre réseau d’agences.
Nous serons présents, auprès des premières agences qui organiseront une manifestation autour de l’inclusion numérique et qui mobiliseront le "Pas en avant du numérique". À cette occasion, nous souhaitons convier l’équipe des Assembleurs pour partager cette expérience de collaboration partenariale qui s’inscrit parfaitement dans l’esprit de France Travail.
Ressourcerie
Le Pas en Avant du numérique vous intéresse ? Téléchargez la ressource ! 👉 Le Pas en Avant du numérique
Vous utilisez une de nos ressources, vous la faites évoluer ou vous avez des idées d’amélioration ? Parlons-en ! Contactez l’équipe de l’Outillerie en Commun des Assembleurs à [email protected]
Retour sur "Les communs pour un numérique au service de tous"
Pourquoi avoir organisé cet événement ? D’où est venue l’idée ? Quels retours des participants ? On en parle avec Jules Deregnaucourt, responsable activité formation chez les Assembleurs.
D’où est venue l’idée d’organiser un événement sur les communs ?
À la sortie du NEC national organisé l’année dernière à Lens, l’idée émerge d’une discussion entre Magali Roger, Chargée de mission à la MEL à l’époque et Églantine Dewitte, Directrice des Assembleurs, d’organiser un événement sur le sujet des communs sur le territoire de la MEL.
Chez les Assembleurs, nous commencions à travailler sur le projet de l’Outillerie en Commun depuis quelque temps et la MEL était très impliquée dans la dynamique des communs.
Le constat de départ était le suivant : Il existe une multitude de communs et ils ont du mal à trouver leurs utilisateurs (et encore plus des contributeurs !).
On s’est dit qu’il fallait faire un événement qui réunissent, les commoners (porteurs de communs) , les acteurs de la médiation numérique et des collectivités afin de se saisir collectivement de ce sujet dans un objectif d’inclusion numérique.
Nous ne sommes pas des experts, mais on avait envie de faire avancer le sujet. Jules Deregnaucourt, responsable activité formation chez les Assembleurs.
Comment s’est organisé l’événement ?
Après divers temps d’échange avec des partenaires locaux, la décision est prise au printemps d’organiser un événement à l’automne, co-porté par 3 partenaires de longue date et impliqués dans la dynamique des communs :
Nous avons sollicité la labellisation NEC afin d’inscrire notre événement dans la dynamique nationale de construction d’un numérique d’intérêt général.
L’idée était de proposer un programme qui puisse intéresser à la fois les “commoners”, les novices et les curieux afin que chacun puisse trouver des ateliers correspondant à ses attentes.
Nous avons donc lancé un Appel à Contribution ouvert, qui a été un véritable succès : plus de 60 propositions venant de toute la France.
Quels étaient les objectifs ?
L’objectif de l’événement était double :
- Organiser un événement de découverte, vulgarisation et partage autour des communs
- Organiser un événement pour créer du lien entre le monde de la médiation numérique et l’univers des communs (qu’ils soient numériques, pédagogiques ou méthodologiques)
Quels sont les retours obtenus ?
Un questionnaire de satisfaction a été envoyé à l’ensemble des participants. Les retours ont été très positifs et montrent que nous avons atteint les objectifs que nous nous étions fixés.
Dans l’ensemble, les participants ont trouvé l’événement très bien, ils ont progressé dans la compréhension du sujet et ont pu découvrir un ou plusieurs communs.
J’ai trouvé que les intervenants ont été particulièrement sympathiques dans leurs retours, ils nous ont beaucoup remercié pour l’organisation. Ils ont eu l’occasion d’avoir des discussions intéressantes tout au long de la journée. Jules Deregnaucourt, Responsable activité formation chez les Assembleurs
Une journée très riche et très inspirante. On repart avec beaucoup d’idées et une volonté de travailler sur les communs avec l’ensemble des acteurs de notre territoire. Nadia Rahmani Responsable de la stratégie numérique à la Communauté d’Agglomération de la Porte du Hainaut
🎥 Interview de Aurélien Caffier, Chargé de développement numérique à la Communauté d’Agglomération Lens-Liévin
🎥 Interview de Nadia Rahmani, Responsable de la stratégie numérique à la Communauté d’Agglomération de la Porte du Hainaut
🎥 Interview de Jean-Christophe Lipovac, Adjoint au maire à la mairie de Lomme en charge de la transition écologique, économique et solidaire
Découvrez nos ressources
Une captation vidéo de la plénière animée par Delphine Boudet, Accompagnatrice pour et à la Convivance avec la participation de Sébastien Soriano, Directeur général de l’IGN (Institut national de l’information géographique et forestière) est disponible.
🎥 Visionner la plénière
📷 Voir les photos
Quelques chiffres :
👉 200 personnes présentes
👉 41 intervenants
👉 4 partenaires : Les Assembleurs, la MEL, la Région Hauts-de-France, l’ANCT
👉 Une trentaine de ressources présentées
👉 24 ateliers
👉 Un événement labellisé NEC
CAPSO : retour sur l’accompagnement ADN et la participation au programme Accélérateur
Sébastien Huyon, secrétaire général de la CAPSO a rencontré les Assembleurs lors de la consultation de la refondation du numérique fin 2022. Une prise de contact qui a permis la mise en place d'une dynamique collective sur son territoire avec les acteurs de l’inclusion numérique. Avec l’appui des Assembleurs et de leur offre ADN [Accompagnement au Développement du Numérique], une quarantaine de partenaires se sont réunis pour se rencontrer et entrevoir les perspectives de collaboration.
Aujourd’hui, la CAPSO participe au programme Accélérateur des Assembleurs avec 4 autres territoires de la côte d'Opale.
On revient sur ce parcours avec Sébastien Huyon.
Cet événement ADN nous a permis d’apporter de l’eau au moulin pour donner un coup de projecteur sur le sujet de l’inclusion numérique.
Comment le sujet de l’inclusion numérique est arrivé au sein de la CAPSO ?
Le sujet de l’inclusion numérique est arrivé par l’intermédiaire des Conseillers Numériques en poste depuis 2 ans. Ils assurent une mission de proximité auprès des usagers et en profondeur auprès des acteurs locaux notamment en matière d’accès à la lecture publique et aux services publics.
D’autres services à la population : médiation santé, CIAS, Maison France Services… ont permis de conscientiser les freins que pouvait représenter le numérique dans l’accès aux droits des habitants.
En prenant du recul, on s’est aperçu que la notion d’inclusion était déjà présente dans certaines de nos stratégies comme en matière de numérique, mais aussi en matière d’accès aux services.
Par ailleurs, on a profité de la révision des statuts de l’interco en 2022 pour insérer cette notion dans les compétences supplémentaires libellé ainsi : Définition et mise en œuvre d’une stratégie des usages et services numériques y compris l’inclusion numérique. Dans le même esprit, nous profiterons du bilan à mi-mandat du projet de territoire pour mettre en avant ce sujet plus clairement qu’il ne l’était dans la version initiale de 2021.
Racontez-nous en quoi consiste l’ADN, qu’avez vous apprécié dans cet accompagnement des Assembleurs ?
On a choisi d’être accompagné par les Assembleurs dans le cadre de l’ADN pour avoir un premier aperçu des attentes des acteurs locaux sur le sujet de l’inclusion numérique. On percevait qu’il y avait une attente et l’accompagnement nous a permis de confirmer l'intérêt des acteurs sur le sujet.
Cet accompagnement on l’a organisé en transversalité avec beaucoup de directions, en lien étroit aussi avec la direction générale, qui nous a permis aussi d’apporter de l’eau au moulin pour donner un coup de projecteur sur le sujet de l’inclusion numérique. Il nous a également permis de motiver les équipes qui en interne travaillent sur le sujet.
Réunir les acteurs a été un véritable succès, nous avons obtenu un résultat au-delà de nos espérances. Près de 40 personnes étaient présentes au temps d’échange : des représentants du secteur urbain, rural, de nombreux services à la population, des assos, des collectivités. Les acteurs étaient vraiment moteurs et très intéressés pour échanger sur le sujet.
Ça nous a confortés dans l’idée qu’il y avait ce sujet à traiter sur le territoire et surtout qu’il fallait un chef de file dans l’animation d’une feuille de route de l’inclusion numérique.
La question de l’inclusion numérique est tellement transversale que ses contours sont parfois difficiles à appréhender. L’accompagnement ADN nous a permis de structurer une démarche de diagnostic de l’offre et de poser la première pierre d’un travail en réseau.
Comment la dynamique collective [ADN] a impacté votre stratégie d’inclusion numérique ?
Cette dynamique enclenchée auprès des acteurs nous rappelle que l’accès au numérique est l’affaire de tous et que c’est un sujet transverse qui concerne toutes les politiques publiques. Élaborer une stratégie d’inclusion numérique est l’objectif à la suite du parcours accélérateur auquel nous participons jusqu’à juin 2024. Cette stratégie n’est pas une fin en soi, c’est un fil conducteur à suivre pour les autres stratégies thématiques à venir ou à réviser.
Dès le programme ADN, nous avons structuré une équipe projet associant différentes directions/services (CIAS, Santé, Bibliothèque, Point information jeunesse…) pour accompagner la démarche.
Pourquoi avez-vous décidé d’intégrer le programme Accélérateur ?
On a décidé d’intégrer le programme Accélérateur des Assembleurs pour être accompagné par des professionnels et pouvoir échanger avec des collègues d’autres intercommunalités. La dynamique de réseau est importante pour ce type de sujet encore nouveau dans les collectivités. Nous avons besoin de travailler en équipe.
Nous souhaitons être accompagnés méthodologiquement sur la définition d’une stratégie territoriale d’inclusion numérique.
À ce stade vous avez participé à 2 journées du programme Accélérateur, qu’en pensez-vous ?
Pour l’instant, c’est une bonne entrée en matière. On se retrouve entre collègues et territoires avec le même objectif de travailler sur le sujet de l’inclusion numérique. Ça permet de ne pas être isolé dans ce sujet, qui est nouveau pour nous, même si ça fait deux ans qu’on est dans cet environnement.
La première journée à Calais s’est super bien passée. On a vu des outils et des méthodologies qui permettent de guider notre action et d’être accompagnés au mieux sur la phase diagnostic et la phase d’aller vers les structures.
Nous avons le même ressenti pour la deuxième journée. Nous apprenons des techniques d’animation que l’on pourra utiliser à l’avenir avec nos partenaires pour être autonomes dans l’animation.
C’est quoi la suite ?
Nous avons ici la volonté d’avancer avec une diversité de services en lien avec l’action sociale, le développement économique, le numérique, les services publics pour que l’inclusion numérique soit un enjeu partagé au sein de la collectivité et sur le territoire.
Justement, à la fin de l’année nous prévoyons de réunir le groupe de travail évoqué, avec les différents services pour préparer une phase de diagnostic.
Nous allons élaborer un questionnaire et le diffuser le plus largement possible auprès des usagers. Il nous permettra de faire remonter un certain nombre de données afin de mieux comprendre quels sont nos besoins sur le territoire et voir si l’offre est bien structurée ou s’il y a des manques à combler.
Algomind : histoire d’une ressource partagée
Objectif de ce jeu : faire prendre conscience des enjeux liés à la collecte de données à des fins commerciales. Entretien entre Virginie Lelièvre, designer au sein des Assembleurs, et Gaëtan Toilliez, Conseiller Numérique au sein du Groupe SOS et utilisateur de cette ressource.
Gaëtan, comment as-tu entendu parler d’Algomind ?
Nous avons été invités par Reconnect à des événements destinés à rapprocher les gens du numérique et de leurs droits. J’ai alors cherché sur le web un kit autour du traitement des données, et je suis tombé sur le module des Assembleurs "Les acteurs incontournables du web".
Je me suis rendu compte que c’était utilisable même sans avoir de connaissances pointues en numérique.
Comment s’est passée l’utilisation du jeu ?
Pour accélérer le jeu, j’ai pris le rôle du joueur "GAFAM", maître du jeu. Cela accélère le déroulé ainsi que la compréhension des publics. Il y avait des enfants, et ils ont compris et joué jusqu’au bout. J’en ai profité pour les sensibiliser aux enjeux des données personnelles en ligne. Sur ces événements, on était plutôt en mode stand, sur un format accéléré, mais je prévois d’utiliser Algomind de façon plus classique à la rentrée.
Certaines personnes m’ont demandé "quand on utilise Google c’est pareil?" Elles prenaient en photo la petite liste des alternatives, et des GAFAMs.
Je ne m'attendais pas à ce que cela fonctionne avec des enfants, qui adhéraient bien au jeu aussi.
Quelles utilisations futures ?
J’aimerais utiliser le module "les acteurs incontournables du web" de manière complète auprès de mes publics : demandeurs d’asile, réfugiés, Centres d'Hébergement et de Réinsertion Sociale, publics allophones…
Par exemple, certains de mes accompagnements sont très demandeurs d’ateliers un peu plus culture générale, souvent en lien avec leurs besoins futurs. Ils seront donc je pense très intéressés par ce module, d’autant qu’il peut amener à la création d’ateliers sur des solutions alternatives.
Quels autres ateliers pourrais-tu utiliser ?
Pour les débutants, pourquoi pas utiliser le Presque-Bingo(1). En revanche, l’atelier Econum (2) ne me paraît pas forcément pertinent pour mes publics : ils sont curieux mais ils ont très peu de moyens d’accès, ils ont beaucoup d’autres choses à faire et d’autres besoins prioritaires.
Que penses-tu du kit dans son ensemble ? Comment était la prise en main ?
J’ai l’avantage de beaucoup jouer aux jeux de sociétés. Je n’ai pas eu de soucis, mais mes collègues non plus. Ils ont vite compris comment cela fonctionnait. Je disais simplement au gens de choisir les cartes en fonction de leur carte d’identité et ils comprenaient. La fabrication du kit (impression, découpage etc.) m’a pris au minimum une matinée. (3)
As-tu noté des points d’amélioration ?
J’ai remarqué qu’au niveau des cartes identité, il faudrait une fiche récapitulant à quoi correspondent les couleurs (animaux, environnement, paranormal... etc.)
De manière plus globale, le module est bien pensé, le plan me paraît cohérent. Dans les faits, je vais réaliser des adaptations. Je réponds avant tout aux questions qui me sont posées : si les gens m’interrogent sur le partage de connexion ou le forfait téléphonique par exemple, je vais répondre à cela et je n’aurai pas le temps de dérouler toute la formation.
Dans l’ensemble, le jeu est vraiment bien fait, je compte clairement le réutiliser à l’avenir !
(1) Le Presque-Bingo vise à échanger avec les participants autour du vocabulaire du numérique et d'internet.
(2) Econum est un atelier destiné à faire découvrir des éco-gestes permettant de réduire l’empreinte carbone de nos usages du numérique.
(3) Tous les ateliers de l’Outillerie sont téléchargeables gratuitement sur le site des Assembleurs. Un temps d’impression, découpage, collage etc. doit être prévu par les utilisateurs·trices.
"On leur donne le pouvoir d'agir"
On en parle avec Stéphanie Bailleul, qui était l'intervenante de ce temps d'échanges.
Peux-tu te présenter ?
Je suis Stéphanie Bailleul, chargée d’études au sein de l’Assurance Maladie. J’ai en charge plus particulièrement le projet inclusion numérique de l’Assurance Maladie de la Somme depuis juillet 2020.
Mes missions ont été de déployer une offre de service adaptée aux besoins de l’usager. Par une approche populationnelle, on individualise notre accompagnement en fonction du public.
Dans un premier temps j’ai mis en place des rendez-vous IN (Inclusion Numérique) individuels : des temps dédiés à la montée en compétences à l’usage du compte, au plus près des besoins de l’assuré avec des supports pédagogiques adaptés (fiches repères en FALC, tutos vidéo).
Dans un second temps, des ateliers collectifs IN (Inclusion Numérique) couplés à des ateliers prévention.
Quelles sont les évolutions mises en place par l’Assurance maladie sur le site AMELI.fr et sur l’application mobile ?
L’Assurance maladie a apporté 4 nouveautés sur la version web du compte AMELI :
- Un renforcement de la sécurisation de l’accès au compte AMELI
On a introduit au parcours de connexion un deuxième facteur d’authentification : le code OTP. Lors de la connexion au compte Ameli, l’usager doit enrichir un code à 6 chiffres qu’il aura reçu au préalable par mail. Objectif : renforcer la sécurisation du parcours de connexion pour rassurer l’assuré.
Clairement l’accompagnement des assurés par les Conseillers Numérique à l’usage du compte Ameli peut faciliter cette sécurisation.
- La prise de rendez-vous téléphonique
Ce service a été plébiscité pendant la crise sanitaire. L’usager a maintenant la possibilité́ de prendre un rendez-vous par téléphone, sur le créneau et le jour de son choix. Ce service peut faire l’objet d’un accompagnement par les Conseillers Numériques. On peut montrer que même si on n’est pas très à l’aise avec l’informatique, on peut monter en compétence sur la prise de rendez-vous sur le site AMELI.fr.
- Le simulateur IJ (indemnités journalières)
Le compte AMELI propose désormais un lien aux usagers en arrêt de travail afin de : 👉 simuler ses droits aux indemnités journalières 👉 avoir une visibilité́ sur les documents qu’il doit transmettre au regard de sa situation
Objectif : Faciliter à l’assuré l’accès à ses droits en le rendant acteurs.
À l’entrée dans le simulateur, l’assuré renseigne sa situation actuelle et saisit quelques informations. Ces éléments vont permettre au simulateur de :
- Calculer le délai de règlement de l’arrêt de travail,
- Donner une fourchette d’estimation du montant des IJ (Indemnités Journalières)
- Indiquer éventuellement la liste des documents à transmettre à sa caisse
Les Conseillers Numériques, en ayant ces informations, vont favoriser ce rôle d’acteur auprès de l’usager.
- L’adaptation de 7 démarches pour les personnes en situation de handicap
Les personnes en situation de handicap représentent 12 millions de personnes en France. L’Assurance Maladie a amélioré 7 démarches essentielles comme commander une carte vitale, faire une demande de complémentaire santé solidaire... Ces évolutions passent par l’amélioration des contrastes sur une page. Nous avons une page dont le bleu a été renforcé et l’usager a la possibilité de zoomer jusqu’à 200% sans altérer la lecture et la compréhension des écrans.
J’ai montré aux Conseillers Numériques qu’il était même possible de monter jusqu’à 210% sans altérer la lecture.
Concernant l’application, 3 nouveautés ont été apportées :
- La prise de rendez-vous téléphonique
Au regard du succès connu sur la version web, nous avons décliné ce service sur l’application. Ce télé service facilite le maintien du contact entre l’assuré et l’Assurance Maladie dès lors qu’il y a un besoin.
Tous les usagers ne sont pas équipés d’un ordinateur. En revanche, nous avons environ 80% du public qui est équipé d’un smartphone (source INSEE).
- L’amélioration de la fonctionnalité “complémentaire santé solidaire”
- Le retrait de la géolocalisation des bornes au profit d’Annuaire Santé
La présence d’Annuaire santé sur la première page de l’application rend ce télé service plus facilement repérable, accessible et utilisable.
On s’est rendu compte que pour favoriser l’accès au soin, il fallait donner aux usagers un outil de recherche rapide par catégorie de professionnels de santé.
Selon toi, pourquoi est-ce important d’échanger sur ces sujets avec les Conseillers Numériques ?
L’Assurance Maladie est un acteur incontournable de la santé.
L’inclusion numérique revêt une dimension partenariale. Dans le cadre du développement d’actions partenariales, il est primordial que les Conseillers Numériques puissent identifier ce que chaque institution offre en terme d’inclusion numérique.
Notre politique en la matière est de proposer des solutions et d’harmoniser des accompagnements au plus près des usagers. Quand les nouveautés sur l’application et le compte AMELI.fr, ont été déployées, je me suis naturellement rapprochée des Assembleurs.
Selon moi, il est important d’avoir des référents numériques sur les territoires qui puissent se faire le relais des offres de l’Assurance Maladie. C’est pourquoi, il est nécessaire de favoriser l’acculturation des conseillers numériques à l’usage du compte AMELI, de les informer des nouveautés et de leur mettre à disposition une boîte à outils qui facilitera la transmission des connaissances à l’assuré.
Au-delà du besoin des Conseillers Numériques de se tenir informés des nouveautés, échanger avec eux lors de ce webinaire c’est aussi les outiller pour qu’ils soient suffisamment à l'aise avec les évolutions. AMELI.fr est un incontournable pour l’accès aux droits et aux soins. Leur fournir un kit et des explications c’est leur tendre la main pour faciliter certains accompagnements, notamment sur ce champ qu’est la santé. Marion Dupuis, chargée de mission santé chez les Assembleurs.
L’information c’est le pouvoir. On leur donne le pouvoir d’agir, grâce à des fiches repères AMELI déclinées en FALC (Facile À Lire et à Comprendre) et des tutoriels vidéos que l’on a pour certains crées. On s’est inspiré des remontées terrain et de différentes sources pour élaborer des formats vidéos (Exemple : « Accéder à mon espace Affection Longue Durée » ou « J’attends un enfant »).
Ce format est plébiscité par notre cible et favorise plus facilement l’apprentissage. Le but est de rendre accessible au plus grand nombre nos télé services.
Et toutes ces informations et ressources, on les retrouve où ?
Tout est disponible depuis la page web IN (Inclusion Numérique) de l’Assurance Maladie de la Somme 👉 Découvrez-la !
À vos agendas ! La prochaine rencontre des Conseillers Numérique est prévue le 12 décembre et aura pour thème "Éducation aux médias et à l’information" avec la participation d’étudiants de l’ESJ (École Supérieure de Journalisme).
Une version axonaise pour le puzzle de la médiation numérique : retour d’expérience
Ces derniers mois, une version axonaise a vu le jour dans l’Aisne : on en discute avec Emeline Thevenin, chargée de mission au Centre Ressources Illettrisme et Illectronisme de l’Aisne (CRII 02), et Virginie Lelièvre, designer chez les Assembleurs.
Virginie, peux-tu nous expliquer dans quel cadre a été créé le Puzzle de la médiation numérique ?
Chez les Assembleurs, nous avons un projet dédié à la création de communs, L'Outillerie en commun : un ensemble de personnes au sein des Assembleurs et d’une communauté de contributeurs qui créent des contenus pédagogiques ouverts afin d’accompagner la montée en compétences des professionnels de l’inclusion numérique sur le sujet de la transition numérique inclusive des territoires. Le puzzle de la médiation numérique est un des communs réalisés dans ce cadre, et tout un chacun peut le télécharger sur notre site.
L’objectif de l’Outillerie est vraiment que le maximum de personnes s’emparent des ressources produites pour les faire évoluer, on est donc très contents de voir la création de cette version axonaise du puzzle de la médiation numérique !
Emeline, comment as-tu découvert cette ressource ?
La découverte du puzzle s’inscrit dans un travail plus large de coordination avec les différents acteurs - le CRII 02, le Conseil Départemental de l’Aisne, les Centres Sociaux Connectés des Pays Picards - pour mutualiser nos énergies et nos ressources autour de la prévention et de la lutte contre l’illectronisme dans l’Aisne.
C’est dans ce cadre que nous avons rencontré les Assembleurs. Nous avons découvert leurs communs, et notamment le puzzle de la médiation numérique qui nous a donné plein d’idées !
On était alors en train de mettre en place des rencontres départementales (avec les acteurs de terrain du numérique - agents France Services, médiateurs etc.) et des rencontres locales (acteurs de terrain et tout l’écosystème - acteurs de la solidarité, de la culture, de l’éducation, de l’accès aux droits, de l’emploi etc.) : sur chacune de ces rencontres locales, on a utilisé le puzzle de la médiation numérique.
Comment avez-vous utilisé ce puzzle ?
Nous avions 2 objectifs en utilisant le puzzle de la médiation numérique :
- Permettre aux participants de découvrir des acteurs, des lieux, des situations
- Favoriser l’interconnaissance des acteurs. Nous avions constitué des groupes de 8 personnes maximum, volontairement mixés pour que les personnes se rencontrent. Le puzzle amène les gens à parler de ce qu’ils font à partir de situations réelles ! Et ça fonctionne : on a eu plusieurs demandes pour avoir le récapitulatif des fiches définitions.
Au début, nous nous étions répartis par table pour accompagner les participants dans le jeu, mais nous nous sommes vite rendu compte qu’ils n’avaient pas besoin de nous ! Une fois les règles expliquées, le puzzle est très facile à prendre en main. Il a permis de fluidifier les échanges et de rendre la parole plus libre. Bien entendu, il propose des solutions parmi d’autres, il n’est pas exhaustif, mais il permet d’identifier des acteurs auxquels on n’aurait pas pensé !
Comment avez-vous fait évoluer le puzzle et quelles actions pour la suite ?
Nous avons légèrement adapté l’outil : ajout d’acteurs locaux et de ressources. Nous avons aussi classé les fiches définition par typologies.
Par la suite, nous prévoyons de mettre le jeu à disposition en prêt. En effet, certains acteurs locaux organisent des rencontres ultra locales sur des territoires plus petits, et souhaiteraient utiliser ce type de ressource.
Nous allons également pérenniser nos rencontres locales, avec une prochaine rencontre prévue fin 2023 ou début 2024.
Virginie, en quoi cette expérience illustre-t-elle votre vision des communs ?
Alors déjà je trouve que l’idée de mettre le jeu en prêt est vraiment super. On pourrait imaginer une ludothèque des communs !
Ensuite, je trouve qu’il est précieux d’avoir ces retours d’expérience : je commençais à percevoir le besoin de classer les fiches définition et je suis contente de le voir confirmé par l'expérience utilisateur.
Pour conclure, tout cela est un très bon exemple du fonctionnement souhaité pour l’Outillerie : un acteur se saisit d’un commun, l’anime, l’adapte et nous fait des propositions d’amélioration pour la version générique. Tout le monde est gagnant et la ressource continue de s’améliorer au service de ses prochains utilisateurs !
Médiation(s) : table-ronde de lancement
À cette occasion, une table-ronde était animée par Jacques-François Marchandise, chercheur et prospectiviste indépendant, co-fondateur de la FING, sur le thème “quel numérique est bon pour nous ?”. Ce thème est le thème choisi pour le numéro 0 de Médiation(s), à découvrir en ligne.
Médiation(s) est un nouveau média en ligne destiné aux professionnels de l’inclusion et du numérique au sens large, les acteurs de la médiation numérique mais plus largement les personnes au contact des publics : les travailleurs sociaux, les acteurs santé, les acteurs éducatifs…
Les intervenants de la table-ronde de lancement étaient les suivants :
- Marine Lemoine, directrice adjointe, chargée de projets Famille École Quartier, référente numérique, ARRE - Association Ressource pour la Réussite Éducative
- Félicité Ngijol, Travailleuse sociale, Référente des secteurs insertion, accès aux droits et au numérique au centre social de Magny-les-Hameaux dans les Yvelines
- Emmanuel Vivé, Président du réseau Déclic et directeur de l’ADICO (Association pour le Développement et l'Innovation Numérique des Collectivités)
Premier témoignage d'une personne dans le public au démarrage de la table-ronde : “Je fais de l’accompagnement social. La médiation numérique, c’est malgré moi : mon travail c’est de loger des gens, les aider à mieux gérer leur budget. Là je me retrouve à les aider à accéder à des infos dont j’ai besoin pour l’accompagnement, au détriment de l’accompagnement lui-même.”
Introduction par Jacques-François Marchandise
“Depuis des décennies nous voyons le numérique aller vers le “toujours plus”, de puissance, de possibilités, d’écrans, de services, mais aussi plus de difficultés, plus d’empreinte écologique. Nous avons voulu avec ce premier numéro de Médiation(s) aller du plus vers le mieux. Il faut savoir que nous sommes dans une région pionnière du travail sur les indicateurs de développement humain (IDH), avec qui des échanges ont déjà eu lieu sur ce que seraient des indicateurs de “développement humain numérique”. Se demander quel numérique est bon pour nous, c’est se demander vers quel numérique construire des médiations, quel numérique peut renforcer les territoires et leurs habitants, être porteur de qualité de vie, de lien social, de pouvoir d’agir. Car trop souvent les médiateurs et les aidants sont là pour réparer et rassurer : il est temps de savoir quels choix nous avons, quelles conditions rassembler pour un numérique choisi.”
Grandir avec le numérique
Marine Lemoine, directrice adjointe, chargée de projets Famille École Quartier, référente numérique, ARRE - Association Ressource pour la Réussite Éducative, nous raconte la raison d’être et les modes d’intervention de l’association ARRE.
“Nous intervenons auprès des parents, des plus jeunes, en famille. On ne sera jamais un acteur spécialisé dans le numérique. Ce qui nous intéresse, c’est la relation parents-enfants.” Pour ARRE, le numérique avant la crise sanitaire n’était pas un sujet à traiter directement : “On considérait, à tort ou à raison, que de nombreux acteurs plus compétents que nous intervenaient sur le sujet.”
Aujourd’hui, l’association intervient auprès des familles, propose des ressources éducatives et ludo-pédagogiques. Objectif : apprendre à apprendre, apprendre avec plaisir, favoriser le suivi de la scolarité, améliorer les relations entre la famille et l’école. “Le numérique vient percuter les relations familiales et donc la sphère éducative et familiale. On n’éduquera pas à quelque chose que l’on craint. Un environnement anxiogène et dramatisant n’est pas favorable pour les familles.”
Il s’agit de se poser, d’observer et de voir ce que l’on peut faire ensemble, tester des pratiques. “Si l’on a peur de quelque chose, soit on va le nier, soit on est dans l’interdit maximal : chaque famille doit construire sa propre charte de fonctionnement.”
Marine Lemoine nous invite à nous poser la question du nombre d’appareils connectés que nous avons à la maison. On constatera souvent que le taux d’équipement est très important : là où ARRE intervient, c’est plutôt sur le fonctionnement de chacun avec ces écrans. “Avoir une tablette, un ordinateur, ne veut pas dire que l’on sait les utiliser. Nous avons encore beaucoup à apprendre sur ces usages : repartir des besoins, se poser la question de nos pratiques et comment les faire évoluer.”
Jacques-François Marchandise rebondit sur le nombre d’écran : “On pense ordinateur mais il y a aussi la télévision. Une étude menée il y a quelques années dans le cadre du projet de recherche INEDUC a montré que le nombre d'écrans était plus important dans les familles modestes que dans les familles favorisées, à la fois parce que la régulation parentale peut y être plus faible, notamment sur les smartphones et le divertissement, et parce qu’on investit dans ces matériels pour que les enfants aient un meilleur avenir. Avoir le dernier équipement neuf dernier cri est aussi un facteur de légitimité et d’estime de soi. C’est un sujet que l’on retrouve dans le débat entre reconditionné et neuf : il y a un enjeu symbolique de statut des objets techniques.”
Frederic Haudegond, médiateur numérique POP Café, nous apporte alors un témoignage sur Commown, location longue durée de matériel information : un service précieux pour POP Café qui ne reviendrait pour rien au monde à de l’achat neuf !
Quand le numérique s’invite chez les aidants
Félicite Ngijol, Référente des secteurs insertion, accès aux droits et au numérique au centre social de Magny-les-Hameaux dans les Yvelines nous raconte son quotidien de travailleuse sociale.
Magny-les-Hameaux est un village de 9448 habitants. “C’est suite au confinement que j’ai pris le poste que j’occupe aujourd’hui. Au début, je fais et j’apprends à faire.” Félicité évoque plusieurs facteurs d’éloignement du numérique : la peur pour beaucoup, des raisons politiques parfois (“je ne me soumettrai pas”).
Félicité raconte qu’elle reçoit régulièrement des réponses négatives suite à des propositions d’ordinateurs reconditionnés par Emmaüs Connect car les gens ont une impression de “rebut”. “Il y a une éducation à faire mais il y a aussi quelque chose à comprendre là-dedans, En tant que personne aidante, j’essaye de ne pas juger”, souligne Félicité.
Quand des femmes viennent pour trouver du travail, Félicité leur demande toujours “qu’est-ce que vous faisiez avant ?” : certaines sont très à l'aise sur WhatsApp, ont fait du commerce dans leur pays d’origine, certaines proposent leur service à leur coiffeuse pour la faire connaître… Il s’agit de partir de cela pour la suite afin de montrer à ces femmes qu’elles sont “en capacité de”. “En atelier, nous avions des femmes qui ne pouvaient pas s’approcher d’un ordinateur : on est partis de ce qu’elles savaient faire et elles se sont rendu compte qu’elles étaient capables de se servir de l’outil !”
Disparaître pour mieux fonctionner, le paradoxe des institutions à l’ère du numérique
Emmanuel Vivé, Président du réseau Déclic et directeur de l’ADICO, prône un retour de la “confiance numérique”, notamment dans la relation entre les collectivités territoriales et les citoyens. “Il y a quelques années on parlait de 100% numérique au niveau de l’Etat et maintenant on en revient un peu. Mais au-delà de l’Etat, il y a un vrai sujet dont les collectivités doivent s’emparer : rendre confiance dans le numérique.”
1er sujet pour Emmanuel Vivé, il faut protéger la donnée : “les données concernent nos vies, nos enfants. Il faut dire aux collectivités : les citoyens vous confient leurs données personnelles, faites attention !”. “Quand un maire me dit que pour inviter les personnes âgées au colis de Noël, il pioche dans les informations personnelles de la liste électorale, et bien non en fait, vous utilisez des données personnelles sans le consentement de vos concitoyens !”
2ème sujet : 20% de la population est en situation de handicap, visible ou non : cela signifie qu’une grande partie des citoyens ne voit pas bien. “_C’est pour cela qu’il faut des sites accessibles : ce n’est pas l’État qui nous dit de ne pas respecter l’accessibilité.” Il faut rendre accessible et sécuriser. _"
3ème sujet : la question de la sobriété numérique. Pour Emmanuel Vivé, il manque un poste dans les collectivités territoriales en charge de la transformation numérique qui ne soit pas rattaché au DSI. Une ressource partagée par Emmanuel Vivé, à diffuser auprès des collectivités : “Dites-le nous une fois”
Pour conclure, Emmanuel Vivé pose deux questions :
- Est-ce que toute la charge de la dématérialisation doit reposer sur les gens ?
- Est-ce que toutes les collectivités territoriales peuvent créer des règles plus inclusives ?
Découvrez les retours en vidéo sur Médiation(s)
Guide de cofinancement
Comment assurer la continuité du financement du dispositif Conseiller numérique ?
Découvrez ce guide qui propose, de manière non-exhaustive, un recensement des différentes pistes de financements disponibles 👉 le guide
Ce guide a été un travail partenarial piloté par l'ANCT et son programme Société Numérique, la Banque des Territoires et les Hubs territoriaux RhinOcc, Hubikoop et Les Assembleurs.
Béthune-Bruay : bilan de 3 années d’expérimentations en faveur de l’inclusion numérique sur un territoire
Les leçons clés : transversalité, coordination et partage d’expériences. On en parle avec 3 interlocutrices de la CABBALR : Aline Louchart, Coordinatrice de l’action sociale, Clémentine Cristel, Chargée de l'accompagnement de la stratégie d'inclusion numérique et Delphine Parent, Coordinatrice du Contrat Local de Santé.
Première étape : identifier les besoins et les acteurs en présence
Tout a commencé en 2018 avec une analyse des besoins sociaux menée par le Centre Intercommunal d'Action Sociale de l’Agglomération : plusieurs partenaires évoquent la problématique d’illectronisme qui commence à se faire sentir sur le territoire. À ce moment-là, il y a peu d’éléments de diagnostic, et une faible connaissance des acteurs en présence. D’où l’idée de lancer une étude avec le CIAS, sur laquelle les Assembleurs sont missionnés. Objectif de l’étude : avoir une meilleure visibilité sur les initiatives relatives à l’inclusion numérique sur le territoire. Trois pistes ressortent :
- renforcer le maillage territorial : créer un réseau local de médiation numérique, améliorer la communication entre les acteurs
- renforcer l’offre sur le territoire et son attractivité : professionnaliser les opérateurs de médiation numérique, mieux faire connaître leur offre auprès du public
- répondre au frein de la mobilité du public : médiateurs volants, structures nomades
“Cette étude a permis de poser les choses sur ce qu’était la problématique d’inclusion numérique sur le territoire : état des lieux de l’existant en termes d’acteurs de médiation numérique, découverte d’acteurs que l’on ne connaissait pas forcément, et plan d’actions à 3 ans pour favoriser l’inclusion numérique”, souligne Aline Louchart.
Une approche transversale de l’inclusion numérique
Après cette première étape, différentes actions sont menées : formation des prescripteurs dans le cadre du déploiement de pass numériques, participation au programme Accélérateur d’inclusion numérique, porté par Les Assembleurs, destiné à accompagner les collectivités dans la construction de leur stratégie, création d’un cycle de rencontres sur l’inclusion numérique en santé. Pour Delphine Parent, Coordinatrice Contrat Local de Santé, l’exemple de la santé montre à quel point l’inclusion numérique est un enjeu transversal : “Nos médiatrices santé qui vont dans les quartiers politiques de la ville sont confrontées au quotidien à ces problématiques : activer son Espace Santé, prendre rendez-vous chez le médecin, aller sur Ameli, télécharger son attestation de droits…” Dans le cadre de la mise en place d’ambassadeurs Mon Espace Santé, un cycle d’actions auprès des acteurs du territoire a été mis en place. “Entre le numérique et la santé, de quoi parle-t-on ? Quel langage ? Quels outils pour mieux aborder cette question auprès de la population ? Les Assembleurs ont été d’un grand soutien par rapport à l’expertise qu’ils ont sur ce type d’ateliers, c’est une belle rencontre”, souligne Delphine Parent. Et la question se pose pour tous les sujets : “quand on fait une campagne de communication pour des subventions sur l’achat d’un vélo, on doit aussi se demander si les plus éloignés du numérique ont accès à ce type d’offre. C’est un enjeu transversal dans nos politiques”, souligne Delphine Parent. Ainsi dans la charte handicap intercommunale, un axe handicap et numérique a été inscrit pour la première fois : il y a des difficultés spécifiques et donc des besoins d’accompagnement spécifiques. Clémentine Cristel, Chargée de l'accompagnement de la stratégie d'inclusion numérique, explique qu’à travers le sujet des Conseillers numériques, elle a été en contact avec tous les services de l’agglomération en lien avec les publics : emploi, handicap, politique de la ville, mobilité… Encore une preuve s’il en fallait de la transversalité du sujet !
Un sujet mieux pris en compte et des méthodes qui essaiment
Après trois années d’action sur le sujet, Aline Louchart souligne une réelle amélioration dans la prise en compte de la problématique par les élus et l’ensemble des acteurs du territoire. “Le travail mené a permis aux élus de s'approprier le sujet, et d’en faire un des axes de travail inscrits dans le projet de territoire. La nécessité de l’accompagnement des usagers sur le numérique est actée, les acteurs du territoire ont aussi compris qu’ils avaient un rôle à jouer et qu’ils pouvaient se saisir des dispositifs.” Clémentine Cristel souligne un essaimage des méthodes d’intelligence collective et les rencontres avec d’autres territoires : “Les ateliers réalisés dans le cadre du programme Accélérateur ont permis de multiplier les échanges, d’accentuer l’envie de travailler ensemble. L’intérêt c’est aussi le partage d’expérience entre collectivités territoriales, le pair à pair.” Pour Aline Louchart, “la plus-value du travail avec les Assembleurs, c’est le partage d’expérience : les Assembleurs ont une vision globale de tout ce qui peut se faire dans les Hauts-de-France en matière d'inclusion numérique, c’est une structure ressource indispensable”.
Et demain ?
“Nous avons encore beaucoup à faire sur le territoire, sur la coordination, sur le maillage territorial”, explique Aline Louchart. Parmi les priorités de la CABBALR, conforter le dispositif des Conseillers Numériques, renforcer la coordination des acteurs, et mettre en place des dispositifs de médiation numérique mobile, comme c’est le cas par exemple avec le projet Agglo mobile destiné à aller au contact des habitants.
Les communs pour un numérique au service de tous : proposez votre contribution !
Qu’est-ce qu’un commun, à quoi ça sert ? Et comment participer à l‘événement ? Nous en parlons dans cet article.
Qu’est-ce qu’un commun ?
En 3 mots, un Commun c’est :
- un bien (matériel ou non)
- une communauté
- une “gouvernance communautaire visant à exploiter le bien équitablement tout en le préservant."
Pour reprendre la définition de Wikipédia (qui au passage, est un commun !) : “Les communs sont des ressources partagées, gérées et maintenues collectivement par une communauté ; celle-ci établit des règles dans le but de préserver et pérenniser ces ressources tout en fournissant aux membres de cette communauté la possibilité et le droit de les utiliser, voire, si la communauté le décide, en octroyant ce droit à tous."
Quelques exemples de communs, numériques ou non :
- le navigateur web Firefox,
- les métacartes de Lilian Ricaud et Mélanie Lacayrouze,
- l'encyclopédie en ligne Wikipédia,
- le cahier d'activités des tiers-lieux de POP Up,
- le projet cartographique Open Street Map,
- le jeu KriZ de La 27e Région
- la base de données de produits alimentaires OpenFoodFact
Un événement sur les communs en 2023, pourquoi ?
Aujourd’hui, nous constatons qu’il y a de plus en plus d’initiatives de communs numériques ou de communs pour le numérique. L’objectif de cet événement :
- réunir tous les gens qui travaillent sur ces questions,
- partager des bonnes pratiques
- venir appuyer les communs naissants ou existants avec les communautés dont ils ont besoin pour continuer à se développer.
Les thématiques de l’événement
La journée sera organisée autour de quatre grandes questions :
➡️ C'est quoi un commun ?
➡️ Comment créer un commun ?
➡️ Comment faire vivre un commun et en vivre ?
➡️ Des communs au service de quoi ?
Je m'inscris
1 an d’animation de la communauté des Conseillers Numériques en Hauts-de-France
Comment les réunir ? Comment créer des temps de partage ? Projet, organisation, besoins… Focus sur un de ses projets : le "Parcours de rencontres".
Peux-tu nous parler du projet ?
Le principe, c’est d’organiser un cycle de rencontres en ligne défini plusieurs mois à l’avance. En interrogeant les Conseillers Numériques, j’ai remarqué que ce qui les intéressait c’était d’échanger entre pairs, de partager leur expérience et leurs problématiques de terrain autour de thèmes qu’ils ont choisi. C’est pourquoi nous avons mis en place un format qui répond à leurs attentes, autour d’un expert sur un sujet spécifique, toutes les 4 à 5 semaines. Ce format a été lancé en janvier 2023.
Quel était le besoin à l’origine du projet ?
Le dispositif des Conseillers Numériques a été lancé par l’État au sortir de la crise sanitaire. L’idée était de positionner sur le terrain 4000 animateurs sur toute la France avec pour mission d’accompagner les Français dans leur appropriation des usages numériques quotidiens.
Le dispositif national est piloté par l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) avec la mise en place de l’outillage, via des webinaires. Je viens en complément de cela et de la formation qu’ils ont reçue pour les accompagner de façon concrète sur leurs missions de terrain.
Pour répondre à ce besoin, j’ai moi-même suivi la formation de Conseiller Numérique. Cela m'a permis de voir quelles étaient les compétences sur lesquelles ils étaient formés et de me demander "Qu’est-ce qu’il manque ? Qu’est-ce que je peux leur apporter au niveau local?"
Comment tout cela s’est-il organisé ?
Il a fallu trouver une offre qui puisse permettre à tout le monde de participer, les outils devaient être compatibles avec l’organisation des Conseillers Numériques, qui sont principalement sur le terrain.
Courant 2022 sur plusieurs semaines, j’ai effectué un travail de recensement des Conseillers Numériques et de leurs besoins via des questionnaires et des entretiens individuels.
Ensuite, j’ai travaillé avec mes collègues sur le volet montée en compétences. Dans la recherche du bon format, on avait envisagé de créer des binômes sur le terrain : un expert qui a des compétences à partager et un apprenti qui est en demande, dans une optique de formation en pair à pair. Mais il était compliqué de trouver sur chaque territoire un expert et un apprenti.
C’est là qu’est venue l’idée d'organiser des rencontres en ligne à l’échelle de la région, dans une logique de parcours. Pour répondre aux besoins identifiés, j’essaye de trouver un expert local pouvant apporter un éclairage sur chaque thématique. L’idée est de s’appuyer sur des acteurs locaux qui ont des compétences à partager.
On a ainsi mis en place des rendez-vous réguliers : à partir d’un témoignage d’un expert du sujet, on fait échanger les participant·te·s sur leurs pratiques, les méthodes qui fonctionnent et qui ne fonctionnent pas. L’ambition est qu’ils repartent de ce rendez-vous avec une idée, une action à mettre en place ou au moins un contact.
Quels retours des participants ?
On interroge à chaque fois les participants en faisant des questionnaires de satisfaction. Les participants semblent satisfaits et le mentionnent dans leurs retours.
J’ai beaucoup apprécié ces rencontres qui me permettent d’échanger avec mes collègues sur les situations que nous pouvons rencontrer en tant que conseiller numérique. Il m’arrive parfois de bloquer sur une situation pour une démarche spécifique, ou alors d’avoir besoin de conseils sur une situation particulière et c’est lors de ces rencontres que je trouve des solutions grâce aux acteurs qui nous sont présentés ou grâce au partage d’expérience entre Conseillers Numériques. Ces rencontres sont également l’occasion pour moi de réfléchir à de nouveaux ateliers. Clara Delerue, Conseillère Numérique dans l’Aisne.
Qu’est-ce qui a été compliqué ?
On a cherché des pistes, on a testé des choses et on les a affinées en prenant en compte les besoins des Conseillers Numériques. On a construit le programme avec eux pour répondre à leurs besoins. Le projet est évolutif puisqu’on prend en considération leurs attentes et besoins.
Au lieu de faire un webinaire de formation, on fait des rencontres pour favoriser le partage d’expérience.
Ce qui n’est pas évident, c’est de promouvoir un outil en plus de tout ce qui est déjà proposé, à toutes les échelles. Il existe beaucoup de formats donc pour arriver à se faire une place cela met un peu de temps.
De quoi es-tu particulièrement content ?
Du nombre de participants et de la qualité de certains retours. Sur certains questionnaires de satisfaction, on pose la question “Avez-vous appris des choses ?” “Avez-vous identifié des nouveaux partenaires ?” et “Seriez-vous d’accord pour venir à la prochaine rencontre ?”, et quand on a des retours positifs on est ravis !
Les retours de personnes qui ont fait une rencontre et qui reviennent aux suivantes, c'est très gratifiant.
C’est quoi la suite ?
On a déjà organisé 4 rencontres :
- 24 janvier sur la thématique “Animer auprès d’un public en situation de précarité” organisé avec l’intervention de l’antenne Hauts-De-France de l’URIOPSS.
- 3 mars “L’inclusion numérique en santé” animé par l’équipe des Assembleurs.
- 4 avril “Le numérique responsable” animé par l’ambassadeur départemental du CERDD, Centre Ressources Développement Durable.
- 11 mai “Présentation de la plateforme Delta” en partenariat avec les antennes locales de la CAF, la CARSAT, la CPAM, la MSA et l'URSSAF.
La suite, ce sont d’autres rencontres qui vont s’étaler toute l’année sur différentes thématiques. Nous avons prévu d’organiser 8 à 10 rencontres sur l’année. Nous sommes à l’écoute des besoins des Conseillers Numériques, le format peut évoluer en fonction des retours qu’ils nous font.
À vos agendas ! La prochaine rencontre est prévue le 13 juin et aura pour thème “La mobilisation des collectivités et des élus”. 👉 Les inscriptions sont ouvertes ici !
Activateur de solutions : aider les associations à “mettre le pied à l’étrier”
On en discute avec Faustine Faure, chargée de mission associations.
Qu’est-ce que l’Activateur ?
L’Activateur, c’est un accompagnement de premier niveau qui donne aux associations les clés pour mettre le pied à l’étrier et se lancer. Le programme se déroule sur 2 jours :
- une première journée de travail “inspirante” pour se poser collectivement sur une vision commune de l’inclusion numérique et imaginer une offre de médiation numérique idéale.
- une deuxième journée de co-construction de l’offre avec des usagers sous la forme d’un sprint. On balaye l’ensemble des étapes de la construction d’un projet, des besoins des publics au modèle économique, en passant par la stratégie de communication, jusqu’à un passage devant un jury pour pitcher son projet. Par la suite, on va se retrouver régulièrement en visio pour suivre l’avancement.
Comment as-tu conçu ce projet ?
J’ai essayé de capitaliser sur l’existant, en reprenant des contenus pédagogiques des Assembleurs qui ont fait leurs preuves, et on a développé des nouveaux contenus dont un atelier de sprint.
Après ce lancement, quelles sont tes conclusions ?
On a vraiment réussi à travailler le projet en profondeur et les échanges ont été riches, tout particulièrement avec les usagers. En effet, le fait de co-construire directement le projet avec des bénéficiaires permet d'être en adéquation avec leurs besoins. À l’issue des 2 jours, les participants sont repartis contents du programme, et avec tous les outils nécessaires pour déployer une offre de médiation numérique.
Ils sont sociétaires des Assembleurs
Pourquoi devenir sociétaire des Assembleurs ? Pour prendre part à la gouvernance et utiliser sa voix pour engager collectivement des projets en faveur d’un numérique au service de tous en Hauts-de-France.
5 collèges pour 5 types de sociétaires
Lieux et Opérateurs
Les lieux et opérateurs de la médiation numérique sont les acteurs au plus proche des publics en situation de fragilité numérique. Intégrer la coopérative des Assembleurs à titre individuel ou autre titre de la structure, c'est participer à l'élaboration du projet d'inclusion numérique pour tous sur les Hauts-de-France ! 👉 Téléchargez la fiche
Composition :
- Au fil de l’épeule, représenté par Sylvain Prandi
- POP Café, représenté par Alexandre Bigot-Verdier
- Bip Pop, représenté par Anne Guénand
- Hubikoop, Hub numérique inclusif Nouvelle-Aquitaine, représenté par Grégoire Prudhon
- La Compagnie des Tiers-Lieux, représentée par Sébastien Plihon
Ils nous ont rejoint et attendent de la coopérative des Assembleurs :
-
Trézorium "Répondre ensemble à des appels d’offres régionaux, mutualiser nos forces, travailler en bonne intelligence territoriale, créer des communs de reconnaissance."
-
Fédération des centres sociaux Picards "Une affirmation et une effectivité plus forte du travail en partenariat"
-
Reconnect Hauts-de-France "Créer des dynamiques de mise en réseau, de rapprochement des acteurs et porter la voix des acteurs associatifs de terrain auprès des pouvoirs publics en charge de la régulation et du financement des politiques d’inclusion numérique. Être un lieu de prospective, de réflexion partagée, de mutualisation et de soutien à l’émergence de projets, d’expérimentation multi partenaires."
-
Ludovic Brutel - Mon Assistant Numérique Cambrésis (M@N) "Permettre d’échanger entre les acteurs du numérique du territoire."
Territoires et Services Publics
Le collège Territoires et Services Publics intègre les acteurs publics qui représentent les services de l’Etat en région ainsi que les collectivités territoriales. Ils œuvrent à la mise en place de politiques d’inclusion numérique. Dans le cadre de la coopérative, ils peuvent travailler sur leur stratégie, échanger avec leurs homologues et co-construire leur ligne directrice d’inclusion numérique. Mais aussi, avec les autres acteurs coopératifs consultés. 👉 Téléchargez la fiche
Composition :
-
Syndicat Mixte Somme Numérique, représenté par Philippe Varlet, Président du Comité Syndical
-
La Ville de Roubaix, représentée par Magali Gadlysz-Sebille, Conseillère déléguée à la Ville de Roubaix pour la relation citoyenne, la lutte contre la fracture numérique et école et numérique
-
Mon Assistant Numérique Le Fère, représenté par Emmanuel Bontemps
Entreprises et Soutiens
Même si vous n’êtes pas un acteur de l’inclusion numérique, il est possible de s’inscrire dans la dynamique régionale de l’inclusion numérique, marquer votre intérêt ou votre soutien pour le projet collectif. C’est aussi un moyen de découvrir que votre activité est concernée. 👉 Téléchargez la fiche
Membres Fondateurs
En 2019, le groupe POP, la région Hauts-de-France ainsi que le Siilab ont juridiquement porté le projet Assembleurs auprès d’un appel à manifestation d’intérêt de la Banque des Territoires. Ce projet s’est ensuite constitué en association qui a préfiguré l’actuelle transformation en société coopérative d’intérêt collectif.
- Région Hauts-de-France
- Siilab, laboratoire d’innovation publique
- POP, Faire Société Numérique
Salariés et Collaborateurs
D’un part, ce collège est composé des salarié.es des Assembleurs. Ils participent à la vie démocratique de leurs sociétés ainsi qu’à la co-construction de sa stratégie. D’autres parts, le collège est composé de collaborateur.rices qui contribuent au développement des services proposés par la société et à sa vie démocratique et stratégique. à titre individuel, ils sont composés par des membres de POP, POP School et de certain.es indépendant.es.
Composition :
- Églantine Dewitte
- Camille Pajot
- François Xavier Ricard
- Romain Barrier
- Faustine Faure
- Floriane Gaschy
- Jules Deregnaucourt
- Julie Lattès
- Amandine Ezcurdia
- Sakina Belkenadil
- Samya Faris
- Pierre Verlyck
Ils nous ont rejoint !
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Diane Belpaume, chargée de mission territoriale aux Assembleurs "Le partage d’informations sur les outils, les dispositifs, les politiques nationales à décliner"
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Marion Dupuis, les Assembleurs : "J'ai voulu être sociétaire parce que j'y crois ! Agir pour des causes qui impactent le quotidien des citoyens. Et donc pouvoir m'investir plus largement dans les orientations de la SCIC."
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Eloïse Lemaire, les Assembleurs "C'est faire partie à 100% de la coopérative, confirmer son engagement à ses valeurs et ses missions."
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Virginie Lelièvre, les Assembleurs : "J'aime l'idée de participer aux discussions et réflexion de ce qu'implique le numérique dans notre société aujourd'hui. Même si je peux le faire en tant que salariée au final, ça officialise le truc. Et puis, ça encourage ce type de structure à se développer, ce qui (à mon avis) nous orienterait dans un futur plus souhaitable."
🔎 Pour plus d’informations, consultez notre page "Devenir sociétaire" sur notre site internet ou téléchargez notre plaquette !
Retour sur le NEC des Pays Picards
Cet événement était co-organisé par les Assembleurs, Emmaüs Connect, la Fédération des centres sociaux des pays picards, l'Uriopss, et le Centre Ressources Illettrisme et Illectronisme de l'Aisne.
À l’origine de l’événement, un constat : les aidants au contact des publics ont besoin de ressources, pour faire face aux nombreux enjeux numériques qui surgissent dans leur quotidien et ils auraient besoin d’être accompagnés.
Quelques chiffres :
👉 100 personnes présentes
👉 4 partenaires
👉 19 ressources présentées
👉 6 parcours usagers
👉 Un événement labellisé NEC
Quelques ressources présentées lors de l’événement :
Un outil d’orientation plus que de formation made in POP School : une plate-forme d’initiation et de découverte des métiers du numérique avec 4 parcours, 100% gratuite.
"Un des volets que je trouve intéressant, ce sont les portraits métiers : cela permet aux gens de partir en formation avec un vrai objectif de métier et pas seulement un intérêt pour la filière." Rémy Seillier, Référent Digital et Handicap, POP School.
- Projet Connect & vous de APF France Handicap
Un espace inclusif dédié au numérique avec un volet itinérant, des outils et logiciels ainsi qu’une expertise pour accompagner les personnes en situation de handicap.
"La maîtrise des outils numériques est devenue indispensable dans notre vie quotidienne, or une partie de la population en est encore éloignée. Les personnes en situation de handicap n’échappent pas à cette réalité et sont parfois doublement impactées. En effet, elles ont besoin d’apprendre à utiliser ces outils numériques mais également d’être équipées de matériel adapté à leur handicap." Magalie Betrancourt, Chargée de communication Picardie - APF France Handicap.
Site et application mobile collaboratifs pour donner de l’information et traduite aux personnes réfugiées en France et à leurs aidants. L’application a compté 67 000 téléchargements en 1 an. C’est un projet de la Délégation interministérielle à l’accueil et à l’intégration des réfugiés (Diair), développé par la MedNum.
"Plutôt contentes, on a été très bien accueillies, les personnes présentes ont appris à connaître le projet et sont enthousiastes pour utiliser notre outil. Il a vocation à exister sur tout le territoire français. Les événements comme aujourd’hui sont précieux car ils nous permettent de rencontrer les gens qui sont au contact des publics que nous ciblons." Claudia Meleghi, Formatrice FLE et Alice Mugnier, Responsable éditoriale, Réfugiés.info.
- Numéric’aid par la Fédération ADMR de la Somme
Services d’accompagnement au numérique pour les personnes âgées à domicile. On peut personnaliser l’accompagnement, débloquer des démarches et besoins spécifiques ou découvrir avec plusieurs rencontres.
"Tout le monde dit “il y a un vrai besoin pour le domicile des gens” : les acteurs qui étaient là avaient tout de suite une idée sur comment utiliser le service. On ressent vraiment le besoin." Kathrin Capon, Chargée de développement et Julia Vanthournout, Intervenante numérique, à la Fédération ADMR de la Somme.
Un parcours sur mesure, qui s’appuie sur le numérique pour remobiliser les personnes éloignées de l’emploi. Un projet initié dans le cadre d’une réponse à l’appel à projets Plan d’investissement dans les Compétences avec l’Agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines et les partenaires locaux de l’insertion professionnelle. Ensemble à 100% c’est un parcours qui s’adapte aux besoins de chaque participant.e en termes d’accompagnement, d’autonomie et de montée en compétences pour faciliter la construction d’un parcours professionnel.
"Ensemble à 100%, c’est un projet qui se construit pour et avec les acteurs de Saint-Quentin-en-Yvelines. Chaque itération permet d’intégrer des nouveautés, que ce soit dans les méthodes, dans les partenariats et dans les profils des participant.e.s. Cette évolution permanente fait d’Ensemble à 100% un projet adapté et adaptable qui s’enrichit en continu." Morgane Huet, Cheffe de projet inclusion numérique chez POP.
Vous avez présenté une ressource lors du NEC picard ? N’hésitez pas à nous en parler pour que nous l’intégrions dans cet article !
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Coordinations locales d’inclusion numérique
Nous aborderons ce sujet les 5 et 6 avril lors de 2 événements : un webinaire destiné aux collectivités des Hauts-de-France et une rencontre dédiée aux acteurs de la Métropole Européenne de Lille organisée en partenariat avec la MEL.
En attendant, échangeons avec François-Xavier Ricard, chargé de mission ingénierie territoriale chez les Assembleurs, sur le sujet.
Quand on parle de coordination, de quoi parle-t-on ?
On parle ici d’organisation territoriale pour venir répondre aux enjeux et aux problématiques de médiation et d’inclusion numérique sur un territoire. Mettre en place une coordination d’inclusion numérique, c’est donner un cadre et un espace pour que chaque acteur se sente concerné par ces enjeux, puisse s’exprimer, donner un point de vue sur la problématique et apporter une réponse à son échelle. Cette réponse vient s’imbriquer dans quelque chose de plus grand à l’échelle du territoire. Si on parle coordination à l’échelle d’une intercommunalité, on ne parle pas forcément d’aspects décisionnels mais plutôt de la prise en compte du point de vue de chaque typologie d’acteurs. Il s’agit de prendre des orientations collectivement pour répondre au mieux aux enjeux du territoire.
Comment faire vivre cette coordination ?
Il est important de ne pas confondre animation territoriale et coordination. L’animation territoriale vient nourrir la coordination. La première étape est d’identifier les acteurs, puis de faire vivre le collectif via des actions d’animation territoriale : ateliers, contributions aux projets du territoire, cafés-débats, visites apprenantes... Ces actions renforcent le maillage territorial et la coopération entre les acteurs. Plus on anime le collectif, plus on fait vivre le réseau d’acteurs, plus la coordination commencera à se structurer. Vient alors la mise en place de temps de travail pour définir les grandes orientations du territoire en matière d’inclusion et de médiation numérique et faire en sorte que chaque acteur trouve son rôle.
Pour aller plus loin
Vous êtes intéressé·e par le sujet ? Nous vous proposons deux options :
- Vous faites partie du territoire de la MEL, on en parle en présentiel le 6 avril à 9h. Venez découvrir des bonnes pratiques, des méthodologies et des outils et ateliers à mettre en place. 👉 Inscription à ce lien.
- Vous ne faites pas partie de la MEL ? Les Assembleurs vous proposent un événement de partage d’expérience destiné aux collectivités des Hauts-de-France sous format webinaire le 5 avril. 👉 Inscription à ce lien.
Entreprises : quel impact de l’inclusion numérique sur votre business ?
Auteurs : Eglantine Dewitte, Directrice générale, Les Assembleurs, & Pierre Verlyck, Directeur général, POP School
Aujourd’hui, quand on parle d’inclusion numérique en entreprises, il s’agit souvent d’aborder les sujets mécénat, RSE, impact social : au sens large, on parle d’ailleurs de plus en plus de responsabilité numérique des entreprises. Pourtant, deux angles de vue complémentaires sont à considérer :
- et si agir pour un numérique inclusif était le levier à activer par les entreprises pour trouver leurs futurs talents et répondre à leurs besoins de recrutement ?
- quel est l’impact socio-économique de l’illectronisme sur les entreprises et en quoi auraient-elles intérêt à agir sur le sujet ?
Recrutement : passer du prisme métier au prisme compétences
Premier intérêt à agir : diversifier les profils recrutés et répondre aux enjeux de recrutement. Chaque année en France, 80 000 emplois sont non pourvus dans le numérique. Face à ce constat, quelle est la marge de manœuvre des entreprises et comment changer sa manière de recruter en tant qu’entreprise ?
Qui dit nouvelles compétences dit nouveaux profils. De nombreuses formations inclusives permettent à toutes et tous de se former à des métiers d’avenir : les femmes, largement sous-représentées dans les métiers du numérique, les habitants des Quartiers Prioritaires de la Ville ou encore les jeunes NEET (ni en emploi et ni en formation) font partie de ces nouveaux talents formés au numérique. Pourquoi ainsi se priver de certains talents ayant acquis des compétences tant techniques que comportementales ?
Une question demeure : comment aller chercher ces talents ? Par un ancrage territorial fort. Aller chercher les talents là où ils sont pour reterritorialiser la formation et répondre aux besoins des entreprises, voilà le défi qu’il nous faut relever collectivement chaque jour pour répondre à ce défi économique et social.
Par ailleurs, il est aujourd’hui généralement acquis que les diplômes ne sont pas les seuls indicateurs d'efficacité d’un·e collaborateur·ice sur un poste. Il est bien souvent plus judicieux de regarder les compétences de l'individu, qui lui viennent en partie de son diplôme mais aussi de sa personnalité, ses valeurs, ses centres d'intérêts, ses appétences, ses expériences professionnelles précédentes, etc.
Adopter une politique de recrutement orientée sur les compétences et pas seulement sur les diplômes, c’est aussi l’idée de développer une politique RH en faveur de la diversité. Car oui, nous le savons aujourd’hui, le diplôme et les grandes écoles sont l’apanage de certaines catégories socioprofessionnelles, et c’est aussi vrai dans le monde de la tech, qui demeure un monde très masculin où la diversité femmes-hommes reste un défi majeur.
Former vos collaborateurs : une démarche plus que jamais nécessaire
La transition numérique traverse aujourd’hui tous les pans de la société et tous les secteurs d’activité et il est parfois peu aisé de s’adapter en permanence à ces évolutions. Dans ce contexte, il est plus que nécessaire pour les entreprises de former et d’accompagner leurs collaborateurs dans la prise en main des nouveaux outils numériques.
Former des collaborateurs a un coût mais il existe aujourd’hui de nombreux dispositifs permettant aux entreprises d’être accompagnées dans le financement de leur démarche de formation.
Mais avant de penser coût de formation, allons plus loin dans la réflexion et interrogeons-nous : sans même parler de compétences tech, les entreprises accordent-elles suffisamment d’importance au sujet de l’illectronisme de leurs collaborateurs ?
Illectronisme de vos collaborateurs : quel impact socio-économique au sein de votre entreprise ?
L’illectronisme, illettrisme numérique ou encore illettrisme électronique, est la difficulté, voire l'incapacité, que rencontre un individu quant à l’utilisation des outils numériques et informatiques.
Au sein des entreprises, de très nombreux collaborateurs se sentent en difficulté avec le numérique, ses outils et ses usages. Une mauvaise maîtrise des outils numériques peut coûter cher à l’entreprise, ne serait-ce qu’en termes de sécurité informatique : même avec les outils les plus sécurisés du monde, tout reste une question d’usages et de culture numérique et l’humain est un élément clé de la résilience des systèmes d’information.
D’autre part, il est important de ne pas oublier la dimension sociale qui elle aussi coûte aux entreprises. Un manque de compétence voire une non maîtrise totale des outils numériques pose non seulement des enjeux de productivité mais génère également du stress et de la perte de motivation, qui peuvent contribuer à la mise en place d’arrêts de travail voire à des situations de burn-out.
Comment mesurer ces difficultés ? Quel taux d’illectronisme au sein de votre entreprise ? Quel impact cela peut-il avoir sur le business ? Tandis que des diagnostics sont aujourd’hui menés sur l'illettrisme en entreprise, il est urgent de pouvoir également mesurer l’illectronisme au sein des organisations. Un premier outil existe et permet de faire un premier pas : PIX, qui permet de mesurer le niveau de maîtrise du numérique et de détecter des poches de grandes difficultés.
Enfin, dernier questionnement qu’il faut garder à l’esprit lorsque l’on parle de numérique : la dématérialisation fait-elle perdre ou gagner des clients ?
En dématérialisant, avez-vous pensé à l’illectronisme de vos clients ?
Il est généralement admis que “lorsqu’on dématérialise, on fait des économies”. Mais est-ce que la dématérialisation des process des entreprises leur fait gagner ou perdre des clients ? Quelles sont les typologies des clients gagnés ou perdus ? Cette variable est-elle bien intégrée dans les réflexions stratégiques ?
Aujourd’hui, environ 20% de la population française est en situation d’illectronisme : ces personnes ne maîtrisent pas les compétences numériques de base. Si l’on applique ce chiffre à une clientèle générique, un client sur 5 ne serait pas en mesure d’utiliser les outils numériques. Comment garder ce type de clients ? Comment les accompagner pour les fidéliser ?
La première question à se poser est la suivante : comment créer des sites et applications qui répondent aux besoins de ce type de population ? Une seconde question arrive très vite : comment les entreprises peuvent-elles participer à l’accompagnement de leurs clients afin qu’ils prennent en main leurs outils ?
Les entreprises ont un rôle clé à jouer pour relever ce défi, qui n’est pas uniquement un sujet de politiques publiques. Dans les territoires, de nombreux acteurs font vivre l’écosystème de l’inclusion numérique. En participant activement à cet écosystème et en se saisissant de ces sujets, les entreprises seront plus à l’écoute de leurs clients et de leurs marchés, tout en participant à l’effort national en faveur d’un numérique accessible à toutes et à tous.
Inclusion numérique, tous concernés !
En conclusion, il nous semble crucial de retenir quelques points clés qui doivent alimenter la réflexion de toute entreprise :
- 80 000 emplois sont non pourvus dans le numérique chaque année, la filière fait face à une pénurie de talents. Pourtant, les talents existent, pourquoi s’en priver ?
- La formation des collaborateurs est un sujet majeur, tant en termes de maintien et d’évolution dans l’emploi que de compétences numériques de base : pourquoi ne pas envisager de mesurer le taux d’illectronisme dans son entreprise ?
- Aujourd’hui, 20% de la population française est en situation d’illectronisme : cela représente 1 client sur 5 pour votre entreprise. Quel impact sur le business ?
In fine, c’est bien par la mobilisation et l’engagement de tous les acteurs, entreprises, associations, pouvoirs publics et citoyens, que nous pourrons faire du numérique une chance et une réalité pour toutes et tous.
La semaine du numérique en Hauts-de-France, c’est parti !
C’est quoi la semaine du numérique en Hauts-de-France ?
La semaine du numérique en Hauts-de-France : une semaine pour découvrir les métiers du numérique et toutes les initiatives numériques proposées par les acteurs privés et publics en région Hauts-de-France. Cette édition 2023 est organisée par le Préfet de la Région Hauts-de-France, la Région Académique Hauts-de-France, la Région Hauts-de-France, la capitale French Tech de Lille, la Métropole Européenne de Lille (MEL), l’Apec, Pôle emploi et Agefiph. Les divers partenaires proposent des animations qui prennent la forme d’événements en présentiel et/ou distanciel : ateliers, webinaires, portes ouvertes, salons…
Plusieurs thématiques seront traitées durant cette semaine :
- Les métiers et opportunités dans le numérique
- L’inclusion
- L’illectronisme
- Le recrutement
- La mixité et la diversité
- Le développement durable dans le numérique
- …
Quelques événements côté inclusion et médiation numérique
📅 Le Lundi 20 mars à 9h00
📍Lieu : Bailleul
👉 Pôle emploi propose un atelier : présentation de l’offre de service numérique de Pôle emploi, cartographie des services numériques, présentation emploi store…
📅 Le lundi 20 mars à 14h00
👉 Les Assembleurs et POP School animent un webinaire à destination des entreprises : “Entreprises : quel impact de l’inclusion numérique sur votre business ?”
📅 Le Mardi 21 mars à 14h00
📍Lieu : DREETS Hauts-de-France, Lille
👉 Le SIILAB propose une animation autour de la cartographie des acteurs et des lieux ressources de l’inclusion numérique dans les Hauts-de-France.
Inscription par mail à [email protected]
📅 Le mardi 21 mars à 9h00
👉 POP School et Ma prépa numérique animent un webinaire ouvert à toute personne désirant démarrer une formation dans le numérique. Le but : découvrir les jobs de la tech qui recrutent.
📅 Le Mercredi 22 mars à 9h30
📍Lieu : La Station, Saint-Omer
👉La Station anime un atelier de médiation numérique, ouvert à tous, pour apprendre à utiliser les outils numériques du quotidien : comment naviguer sur internet, comment envoyer un mail, à quoi servent les cookies?....
📅 Le Mercredi 22 mars de 14h00 à 16h00
📍Lieu : POP Café Wazemmes, 12 rue Jules Guesde à Lille
👉 POP Café Wazemmes organise un atelier médialab mercredi 22 mars après-midi : découvrez l’incrustation vidéo avec le fond vert et enregistrez votre vidéo personnalisée !
📅 Le jeudi 23 mars
📍Lieu : COOpérative NUMérique des 7 vallées, 37 rue Andrée Patoux, Hesdin
👉 Co-working et co-learning en 7 vallées : 7 VALLEES COM ; PÔLE EMPLOI ; OPENCLASSROOM ; MISSIONS LOCALES ADEFI ET MLMCO; EMMAÜS CONNECT; ATELIER DE CAMPAGNES organisent des tables rondes pour comprendre et questionner les enjeux du travail et de la formation à l’ère du 4.0 : “Tiers-lieux numérique en ruralité : quelles opportunités pour l’emploi et la formation tout au long de la vie?”
📅 Le vendredi 24 mars de 10h à 17h
📍Lieu : La Médi@net, All Georges Pompidou, Fruges
👉 Atelier ludique autour du numérique organisé par Emmaüs Connect : NumEcolo, jeux et quizz sur le numérique responsable et Digital Safe Attitude, naviguer en toute sécurité sur internet.
Inscription par mail à [email protected] ou au 06.78.18.41.77
📅 Le vendredi 24 mars à 11h
👉 Simplon et GRETA Lille Métropole organisent un webinaire, en visio sur Livestorm, pour tous “Les métiers du numérique à votre portée : découvrez les parcours de formations numériques du Greta et Simplon.”
📅 Le vendredi 24 mars à 9h15
👉 Webinaire de démonstration de la plateforme de e-learning 100% gratuite Ma prépa numérique. Pour qui ? Les partenaires de l’insertion et de l’emploi.
📅 Le samedi 25 mars à 10h00
👉 Atelier gaming au POP Café Wazemmes le samedi matin ! Au programme : tournoi de jeu vidéo avec Mario Kart !
📅 Le vendredi 24 et le samedi 25 mars
👉 Retrouvez les équipes de POP Café et de POP School à WeTech à EuraTechnologies pendant 2 jours : le vendredi avec des scolaires et le samedi pour le grand public pour découvrir le monde de la technologie de demain !
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Les rencontres locales de l’inclusion numérique en santé